Dans “12 Questions – Der EFA-Talk”, Jörg Opuchlik évoque le journalisme sportif, l’American football, la TV, le streaming, les réseaux sociaux et l’avenir du football européen.

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Jörg, comment es-tu arrivé au journalisme sportif et au commentaire ?

J’ai grandi à Berlin et commencé à la radio, plutôt dans la réalisation et le déroulé d’antenne. J’ai ensuite pris mes premières vacances d’un bloc pour faire un stage dans une rédaction sportive, et là c’était clair : c’était ça.

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Qu’est-ce qui te fascine dans le football américain ?

L’athlétisme et l’action sont évidemment captivants. Mais la tactique — on ne l’appelle pas “échecs avec des muscles” pour rien — me fascine énormément.

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Est-il difficile de commenter pour un large public tout en restant précis ?

Il faut trouver un équilibre. À Eurosport, j’ai eu un modèle : Rolf Kalb, légende du snooker. Il savait emmener les débutants tout en parlant aux experts. C’est ce que j’essaie de faire.

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Qu’est-ce qu’un très bon commentaire sportif ?

Il doit d’abord être correct sur le fond. Puis il doit transmettre émotion, ambiance et plaisir. Le sport doit être fun, et c’est ce que je veux transmettre.

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Comment vois-tu la visibilité du football américain en Allemagne et en Europe ?

En 2026, il y a peut-être un petit recul, car ProSieben MAXX et DAZN ne sont plus là. Mais l’EFA et l’AFLE font de leur mieux pour que notre sport reste visible.

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Quel rôle jouent TV, streaming, réseaux sociaux et plateformes digitales ?

Ils sont extrêmement importants. La télévision gratuite aide les équipes dans les discussions avec sponsors et partenaires marketing. Les deux ligues paneuropéennes poussent fort et sont bien présentes sur les réseaux.

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Que faut-il au football européen pour gagner attention et acceptation ?

Il ne manque pas tant de choses. L’ELF n’a peut-être pas bien géré l’argent, mais beaucoup a été construit en cinq ans. Il faut maintenant une ligue où tout le monde tire dans le même sens.

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Où vois-tu les plus grandes chances et les plus grands défis ?

Le grand défi reste l’argent. Un déplacement avec environ 70 personnes coûte énormément. Si l’on doit prendre l’avion, vols, hôtel et bus locaux peuvent vite atteindre 40 000 euros pour un seul match à l’extérieur.

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Y a-t-il un match ou moment qui t’est resté en tête ?

La demi-finale ELF 2024 : Rhein Fire chez Stuttgart Surge. Pluie battante, froid, mais aucun spectateur n’est parti. C’était du très grand divertissement. J’en veux plus.

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Quelle importance ont personnalités, histoires et émotions autour des équipes ?

C’est un gros atout du football américain en Europe : fans et joueurs sont proches. Les joueurs ne quittent pas juste le stade; ils restent disponibles pour discuter, prendre des selfies et partager.

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Si tu pouvais souhaiter une chose pour l’avenir du football en Allemagne ?

La fusion. Je veux que tous les investisseurs et ligues travaillent ensemble pour bâtir une ligue puissante. Ce serait énorme.

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Que dirais-tu aux gens intéressés mais pas encore entrés dans la scène ?

Allez au stade. À la TV, ce sport est beau, mais au stade c’est autre chose. On peut s’asseoir en maillot des Paris Musketeers dans un bloc Galaxy sans problème. “Football is Family” garde une très forte réputation en Europe. Allez au stade avec vos enfants et profitez.

Merci pour l’interview.

Merci à Jörg Opuchlik d’avoir pris le temps pour “12 Questions – Der EFA-Talk”.